lundi 25 juillet 2016

C'est l'été!


Pardon pour mon silence : j'ai été occupée à découvrir le Québec, plus précisément la région de Lanaudière, réservoir (du lac) Taureau. Belle nature et beaux sentiers où marcher près de l'eau ou en montagne, malgré les vampires ailés très voraces qui m'ont attaquée sans relâche. J'avais du chasse-moustique maison aux HE et du DEET "région sauvage", rien n'y fait. C'est comme ça. Heureusement qu'il y a le plantain (et la lavande!), ça aide une fois que le mal est fait.

Juste pour le plaisir...





Et maintenant? 3 articles dans 1, pour compenser mon absence.
La production de savon est recommencée, j'ai des idées de crèmes, baumes et lotions, mais tout cela demande du temps et de la disponibilité, chose après laquelle je cours désespérément et qui semble me filer entre les doigts...

Aujourd'hui je vais vous parler de :

1. Au secours : trop de macérats ou comment les recycler dans un savon!
2. Un savon récupération de camomille et lavande broyées avec du yogourt
3. Ma première expérience savonnesque avec du Crisco (ha ha! J'en ris encore!)

1.

Je l'ai lu, je le savais, mais j'ai la tête dure : j'ai fait bien trop de macérats huileux l'année dernière! Finalement, si j'ai refait 3 fois de l'huile de calendula, 2 fois de l'huile macérée avec camomille allemande et pleuré de ne plus avoir d'huile au sapin baumier, toutes les autres ont peu servi... Il m'a pris une rage de vider mes armoires trop pleines, alors c'est par là que j'ai commencé.

Comment on fait?

C'est tout simple : on calcule l'huile qui a servi de support à la macération.

Dans mon cas, comme j'aime l'huile de coco fractionnée, c'est celle que je retrouve le plus, mais j'étais un peu perdue pour formuler. Je me suis appuyée sur http://soapcalc.net/calc/soapcalcwp.asp pour concocter ceci :

Huile d'olive (mélange de macération de paprika sur olive extra vierge et huile d'olive raffinée) 50%
Huile de coco fractionnée (plantain et hélichryse) 20%
Huile d'amande douce 10%
Beurre de mangue 10%
Beurre de karité 10%

HE eucalyptus globulus 1%
HE tangerine 5 fold 2,5%
HE citron 5 fold 1%

Lactate de sodium 3%
Soude et eau calculés pour un surgras de 8%

J'ai pris l'habitude de recycler mes retailles de savon d'un savon à l'autre. J'ai remarqué qu'en recyclant des retailles qui datent, le risque de trouver ces affreuses taches oranges malodorantes augmente, alors je mise sur la récence : le dernier est joint au prochain, et ainsi de suite.

La couleur est le résultat de toutes ces rencontres entre macérats, HE, soude et retailles du savon précédent (scrub au café). C'est rigolo, on dirait que ça crée un sol pour la danseuse... Ça donne ceci :


2.

J'ai eu la surprise de voir un savon "recyclage" aux fleurs de calendula broyées obtenir un franc succès dans mon entourage. Alors lorsque j'ai filtré une nouvelle macération de camomille avec un peu de lavande, j'ai sorti mes notes pour le refaire, en y ajoutant du yogourt (grâce à cette inspiration), de la couleur et une nouvelle fragrance.

La formule, légèrement modifiée de l'originale

Huile d'olive (moitié moitié extra vierge et raffinée) 60%
Beurre de babassu 12,5%
Huile d'amande douce 10%
Beurre de cacao 10%
Huile de coco 5%
Huile de ricin 2,5%

Fragrance lavande anglaise (NDA) 3%
Lactate de sodium 3%

Argile blanche 1 c.à.t.
Argile rose 1/2 c.à.t.
Ultramarine une pincée
Ultramarine rose 1 demi c.à.t
Yogourt grec nature 1 grosse c.à.s.

Eau et soude calculés pour un surgras de 7%, soude concentrée à 40%

Fleurs de camomille allemande et lavande post macérat, broyées

Le yogourt a été ajouté aux huiles et mixé avant l'ajout de la soude. Les fleurs ont été broyées au mélangeur avec une partie des huiles. Les couleurs (argile et oxydes) ont aussi été mélangées ensemble avec une partie des huiles. J'ai rassemblé le tout juste avant d'ajouter la soude. Trace relativement rapide.

Pour le lactate de sodium, c'est toujours optionnel, mais je trouve que ça ajoute une petite douceur au savon, en plus de le durcir. Les fleurs broyées ajoutent une exfoliation douce, très agréable.


Avec retailles du savon d'avant (un castille)


Ma caméra ne capte pas très bien les nuances rosées, c'est dommage, car il a une belle couleur rose pâle toute délicate qui m'enchante...

3.

Maintenant rions un peu... Ça faisait un bout de temps que j'avais envie d'essayer le Crisco (graisse végétale) dans un savon... Je ne cuisine jamais avec ça, mais comme je l'ai trouvé sur Soap Calc, j'étais vraiment très curieuse de voir ce que ça pouvait apporter...


La formule m'a été inspirée par une des formules de cet article, où j'ai choisi de diviser la proportion de karité pour y glisser mon Crisco. Oui oui je sais, l'excellent article de Michèle parle des façons de remplacer l'huile de palme et voilà qu'on en trouve ici. C'est la formule qui m'a interpelée, d'ac?

Ça donne ceci :

Huile d'olive 50%
Huile de coco 25%
Crisco 15%
Beurre de karité 5%
Huile de ricin 5%

Mélange d'HE qui m'envoûte et m'enchante : 
Bergamote, benjoin, encens, cannelle, clou et patchouli
Lactate de sodium 3%

Eau et soude calculés pour un surgras de 5% soude concentrée à 35%

C'est là que ça devient drôle. J'ai ajouté les gras fondus aux huiles, versé doucement ma soude et déjà en bougeant le batteur dans la mixture qui résistait, je sentais que... Oh ho... Trace fulgurante! À peine quelques secondes de batteur et j'ai juste eu le temps de verser dans des petits pots de récupération, puis j'ai dû déposer des grosses mottes de "bouette" dans mon moule, en poussant la pâte avec la cuillère en silicone... Tant bien que mal, j'ai tenté un design à la cuillère en riant toute seule dans ma cuisine!



Donc si j'aime le rendu de ce savon, pas de réduction d'eau la prochaine fois et je bats à la main...


J'ai pas réussi à faire coller tous les morceaux, on voit les trous sur les côtés...


Il sent très très bon. C'est un de mes rares mélanges d'HE qui tient pendant des mois, mais il perd un peu de son intensité avec le temps. Il laisse aussi une odeur chaude, légèrement épicée, sur la peau, contrairement à la majorité de mes savons parfumés aux HE. Ce savon est un luxe, car la bergamote n'est pas donnée...

Les 3 savons ont été faits en mode ITMHP (in the mold hot process) ou SAFour (c'est la même chose) : passés au mini-four pendant 2 heures à 60-65ºC, puis laissés tranquilles dans le four éteint jusqu'à refroidissement. La haute concentration de soude (qui est synonyme de réduction d'eau) me permet de démouler et couper assez rapidement (7 à 10 heures). Je ne peux que conseiller la prudence et le port des gants si on choisit de faire cela.

Alors? Ça compense la longue absence? :)

À la prochaine!

mercredi 1 juin 2016

On poursuit les explorations avec l'huile d'olive...

Juste un petit coucou savon aujourd'hui!

Je vous invite à regarder cette vidéo pour comprendre d'où je suis partie pour le faire :


Avant de savoir que ça me prendrait une heure et que mon dos serait hyper douloureux ensuite, j'ai eu envie d'essayer, en faisant des gouttes les plus fines possibles, pour un marbrage délicat.

Pour les couleurs, j'ai utilisé de la poudre de cacao, de l'argile rose et de l'argile verte. L'idée était d'alterner la couleur naturelle de la pâte et des petits cercles superposés de brun chocolat, rose et un mélange d'argile verte, rose et poudre de cacao pour une troisième nuance intermédiaire.

Avant d'en avoir marre, je respectais à peu près le pattern de 2 fois la pâte de couleur naturelle pour une fois chaque couleur en alternance :


Une heure plus tard, la goutte au front et la faim au ventre, c'était un peu moins précis, mais quand même joli...


Je n'ai pas eu la patience de remplir le moule jusqu'en haut, j'ai balancé la pâte qui restait dans le moule Hello Kitty. Rendue là, je n'aimais plus du tout ce marbrage (je ne supporte pas la faim) ^_^

Passage au four à 65ºC pendant 2 heures. Coupé le soir même, alors qu'il était encore tiède. J'ai remarqué que mes 100% olive avec 2 à 3% de lactate de sodium doivent être coupés rapidement, sinon ça s'effrite un peu. Quelle douceur, par contre!

Coupé horizontalement avec des mesures bien précises, voici le résultat :






vendredi 13 mai 2016

Seulement de l'huile d'olive?

J'ai mis du temps à la rejoindre, ma chère amie Patsch, pour son fameux castille.
Mes expériences n'avaient pas été très concluantes. Chaque fois, c'était gluant.
Puis j'ai compris : j'ai négligé d'ajuster le % de surgras! Il est resté à 8% par défaut.

Oups!

Avant, j'ai blâmé l'huile d'olive extra vierge. Mais la pauvre, elle ne méritait pas tous ces reproches... J'ai quand même essayé avec ça :


Je répète la formulation :

100% huile d'olive
Soude concentrée à 40%
Surgras à 5%
Passage au four à 60ºC pendant 2 heures
On laisse reposer quelques heures (24? Moi j'y arrive pas!)

J'ai fait un essai en mettant du sel dans la dilution de soude, j'ai eu du mal à le couper, il était friable par endroits.

MAIS... Pas gluglu, mousse fine et bien présente, une douceur sur la peau... Ouf, je suis amoureuse!

J'ai refait des essais avec 3% de lactate de sodium et cette fois, je crois bien c'est un WIN! Mais il faut couper plus vite, car il durcit pas mal.

Je ne fais que des 100% olive depuis quelques jours. Je me sens inspirée! J'ai découvert qu'avec cette huile claire, le savon est naturellement blanc crème. Parfait pour les marbrages. En plus, la trace n'épaissit pas rapidement. Que demander de mieux, quand on a envie de jouer?

La couleur du savon sans ajouts :


Premier essai avec sel dans l'eau de dilution de la soude et trace trop légère pour le marbrage "the drop" (à droite) :


On voit les pertes à cause des morceaux friables...


Je décide de tenter d'en récupérer dans un autre castille, sans penser que les petites flûtes/roulades allaient laisser des trous parce que disposés à l'horizontale, donc la pâte n'y entrait pas, pfff.


Je suis une tête de mule, alors j'ai recommencé.

2 fois plutôt qu'une!
Avec la même idée, mais des couleurs inversées.
Mon idée : récupérer mes bouts de savon dans un coin du savon et faire, sur la moitié supérieure, un marbrage "in the pot" avec des couleurs très contrastées. Je vous montre le premier :




Le second est dans le four en ce moment, et j'ai pensé à faire des photos pour capturer les étapes :)

Les futurs confettis ;)


Les couleurs



Pour le blanc, de l'oxyde de zinc


Mélange des couleurs avec l'huile 



Mélange des couleurs avec la pâte à savon



On verse une fine couche dans le moule


On ajoute le savon récupéré.


Marbrage in the pot : on verse la pâte à quelques endroits stratégiques


La trace est si légère qu'on voit à peine le blanc, mais croyez-moi, il y est!




Je dessine des lignes avec ma cuillère en silicone.


On verse dans le moule en tentant de rester proche des morceaux de savon pour bien les couvrir sans qu'ils bougent dans le moule.


Mon bout préféré : jouer avec la pâte qui reste pour dessiner le dessus du savon. 


Et maintenant le résultat :


Pas tout à fait la couleur recherchée, mais on va faire avec...


J'ai mélangé 2 fragrances, néroli et poire. Je suis surprise : ça sent le raisin!


La production des 4 derniers jours :


C'est encore difficile à croire, pour moi, qu'on puisse faire tout ça avec seulement de l'huile d'olive!

À votre tour maintenant de commenter, de l'essayer, de revenir en parler!

Elle est trop forte, Patsch!

dimanche 3 avril 2016

Petit masque exfoliant à l'argile

Une petite inspiration soudaine, à l'oeil, comme ça :

1/2 c.à.t. de miel
1/2 c.à.t. de sucre
1/2 c.à.t. de rhassoul
1 c.à.t. d'argile blanche
Environ 1 c.à.s. d'hydrolat de camomille romaine
(ou tout autre HA qui vous plaît!)

L'idée, c'est d'avoir une texture agréable à étendre, dans laquelle on sent bien les grains de sucre.

Appliquer sur le visage propre avec des légers mouvements circulaires. Couvrir tout le visage sauf le contour des yeux, en massant très doucement. Laisser poser sans laisser le masque sécher complètement. Avec le miel et le sucre, c'est beaucoup plus souple et ça reste humide plus longtemps qu'un simple masque à l'argile. Rincer.

C'est un soin qu'on fabrique au moment de l'utiliser. Il ne se conserve pas. On le fait, on l'applique et on le rince. Ça fait du bien.

Pour les peaux comme la mienne, c'est-à-dire mixte, sensible, déshydratée et avec une tendance à la couperose.

Le sucre peut être un peu abrasif, y aller doucement, et pas trop souvent.

C'est tout!


vendredi 18 mars 2016

Crème riche au chocolat

J'ai des beaux souvenirs d'enfance de la fête de Pâques. Chercher les cocos avec son petit panier et se dépêcher, car la petite soeur est futée et rapide, elle rafle tout... Le calme du printemps qui s'installait, la lumière naturelle qui changeait, ce dimanche à voir des parents pas-comme-d'habitude, puisqu'on pouvait se gaver de chocolat sans que personne n'intervienne pour nous rappeler d'être raisonnables...

Pour toutes ces raisons, j'ai eu envie de mettre en pratique mes récentes connaissances acquises pour faire une crème riche, une crème qui fait du bien et qui sent quoi, d'après vous? Hé hé!

D'abord, j'ai un peu changé ma façon de faire des crèmes. Je vais d'ailleurs retravailler à fond l'article Crème 101, quand je trouverai le temps. J'ai appris quelques stratégies pour que la crème tienne et pour optimiser sa conservation. Par respect pour les droits d'auteur, je ne dévoilerai pas tout, puisqu'un cours existe et qu'on peut le trouver ici. J'ai fait ce cours et j'ai aussi lu avec beaucoup d'attention le blog de Susan Barclay Nichols.

Alors laissez-moi vous résumer ce qui a changé :

1) Je fais chauffer ma phase aqueuse à 75ºC pendant 20 minutes avant de la mélanger à ma phase huileuse. Pourquoi? Je cite J. Barber : "This will kill some of the non-endospore forming bacteria". Je rectifie l'eau perdue au chauffage en pesant le tout (tasse incluse) avant et en re-pesant après. J'ajoute ce qui manque avec de l'eau distillée chauffée à part. C'est important de rectifier, car on pourrait se retrouver avec trop de conservateur pour la quantité prévue, et moins de crème!

2) J'utilise un co-émulsifiant avec l'émulsifiant. Pour les crèmes légères, un peu de gomme xanthane en plus du couple émulsifiant + co-émulsifiant, ajoutée à la phase huileuse (magnifique stratégie de Jane Barber! Ça évite les grumeaux!).

3) J'ai accepté (et croyez-moi, ça a été tout un processus de deuil) d'inclure de 0,1 à 1% de "non-naturel" pour la conservation. Je mélange Optiphen + Cosgard OU j'utilise Germall Plus pour les produits à rincer. Pour plus d'infos : voir ici et ici. En faisant ce choix, j'admets et j'accepte que "chimique" ne veut pas systématiquement dire "toxique" et que la santé peut être plus en danger avec un produit mal conservé qu'un produit contenant à peine 1% de conservateur. C'est mon choix.

4) J'ai accepté, dans le cas où j'utilise seulement des conservateurs certifiés Eco-cert ou naturels, de ne pas utiliser d'hydrolats, de gel d'aloès ou miel dans ma phase aqueuse. Si une chimiste (Jane Barber) appelle ça du "bug food" (nourriture pour bactéries), je choisis de la croire, puisque moi, j'ai pas de labo à la maison pour vérifier.

5) Mon envie de plante reste importante, alors je ne me prive pas d'utiliser mes macérations huileuses. Par exemple, au lieu d'un HA de camomille, je vais utiliser une macération de camomille allemande sur huile de jojoba ou coco fractionnée...

6) Je ne force plus le refroidissement de l'émulsion en mettant mon contenant dans un bac d'eau glacée.

7) J'utilise un bras mélangeur puissant et je mélange presque tout le temps jusqu'à refroidissement de la crème (oui, c'est loooooong!).

Bon, parlons chocolat, maintenant!


La formule pour cette crème a été très largement inspirée par une des recettes de la formation mentionnée ci-haut. Parce que je suis respectueuse du travail des autres, c'est une recette pour soi, une recette bonbon. Je serais vraiment très déçue que quelqu'un s'en serve pour des fins de vente. À bon entendeur, salut!

Phase aqueuse

Eau distillée 58%
Glycérine végétale 5%
DL-panthénol en poudre 1%

Phase huileuse

Beurre de cacao PPP (pure prime pressed) qui-sent-le-ciel 10%
Huile de son de riz 12%
Oléine de karité 2%
Polawax (émulsifiant NF) 7%
Alcool cétylique 4%

Conservateur et ajouts

Conservateur ou mélange de conservateurs de votre choix % recommandé
Fragrance au chocolat sans phtalates (NDA) 0,3%
Fragrance naturelle à la noix de coco (âmes fleurs) 0,1%
Vanille 5 fold (Coop Coco) 0,1%

PHASE AQUEUSE

Peser les ingrédients de la phase aqueuse, puis peser la totalité (contenant inclus) avant de chauffer au bain-marie. Voici mes astuces :

- J'ai un thermomètre avec une alarme programmable qui sonne quand la température désirée est atteinte. Je le règle à 75ºC.

- Le thermomètre a aussi un "timer"/ système de minuterie (merci Anne!) que je peux régler quand la température souhaitée est atteinte. Je le règle à 20 minutes en laissant le thermomètre dans la préparation, pour surveiller que la température reste constante.



- Je garde une bouilloire d'eau chaude pas loin pour en ajouter au bain-marie bouillonnant si nécessaire.
- Je prépare un contenant stérilisé avec de l'eau distillée que je fais chauffer à part, en prévision d'un ajustement.


J'ai appris qu'on peut aussi ajouter 10% d'eau en plus dans la quantité au départ. D'une façon comme d'une autre, on vérifie en re-pesant le tout ensuite. Il y a, bien sûr, plusieurs façon de parvenir au même résultat...

PHASE HUILEUSE

Pendant que l'eau chauffe, peser les ingrédients de la phase huileuse


Environ 5 à 8 minutes avant la fin du 20 minutes, chauffer la phase huileuse séparément au bain-marie jusqu'à atteindre 70-75ºC. Tout est dans le timing à ce moment-là, il faut s'organiser pour que les 2 phases soient à la même température, en ayant eu le temps de rectifier l'eau, si on le fait à cette étape (on peut aussi le faire en pesant la préparation à la fin, mais il faut savoir avec exactitude combien pèse le contenant).

Joindre les deux phases et mixer vigoureusement jusqu'à refroidissement. Cette fois, j'ai pris le mini-mixer, car c'est une petite quantité, mais il ne fait pas la job jusqu'à la fin. Quand la crème épaissit, il n'est pas assez puissant. Alors j'ai utilisé une cuillère en silicone et un fouet en alternance, avec de l'huile de coude!

Sous 45ºC, ajouter le conservateur et les fragrances, puis battre à nouveau.

Ça a donné une belle crème bien épaisse qui sent le dessert. Aussitôt faite, aussitôt testée : ça embaume et ma peau a tout bu. Texture très agréable, s'étend bien, pénètre assez rapidement. J'adore. Si c'était à refaire, je laisserais tomber les fragrances de noix de coco et de chocolat, le beurre de cacao embaume déjà et il gagnerait à être rehaussé de 4 petites gouttes de vanille 5 fold, tout simplement.

Assez contente, somme toute!



Un merci tout spécial à Gingembre pour la délicate cuillère de nacre! ^_^

Et vous? Êtes-vous inspirés par cette fête qui marque le printemps? Qu'est-ce que vous fabriqueriez sous ce thème-là?

Références :
http://www.makingskincare.com/
http://swiftcraftymonkey.blogspot.ca/