mardi 28 mars 2017

Beurre corporel fouetté, amor mío!

Il me fait plaisir, après plusieurs essais, de partager la formulation d'un beurre corporel fouetté qui explose de douceur 😊

J'avais quelques critères en tête...

1) Que ce soit le moins gras possible (on s'entend, ce n'est QUE du gras, alors ce sera gras)
2) Que je n'aie pas à me soucier de la conservation
3) Que ça répare et apaise les peaux abîmées et irritées
4) Que ça sente bon

Ainsi...

1) Une juste proportion de beurre de mangue mêlée au karité, avec une petite touche de cacao. Les beurres de mangue et cacao donnent un produit plus sec. Juste du cacao = ça durcit beaucoup trop. Juste du beurre de mangue = on perd les magnifiques propriétés réparatrices du karité. Juste du karité = à mon goût à moi, trop gras trop longtemps, ma peau ne l'absorbe pas si facilement...

2) Des gras seulement. J'ai un fouetté qui a un an et demi et il est encore impeccable. Je ne voulais pas risque d'écourter la durée de vie du produit en ajoutant de l'aloès, même si c'est tentant à petite échelle et pour utilisation rapide.

3) Karité 💖... Quoi de mieux? Ah oui, les huiles essentielles aussi!

4) Huiles essentielles : lavande, camomille matricaire et bois de rose

Les proportions :

Beurres 75%
Huiles 23%
HE 2%
Antioxydant si ajout d'une huile fragile, entre 0,1 et 0,5% de la quantité de l'huile suffit

Mes choix :

Beurre de karité 37,5%
Beurre de mangue 34%
Beurre de cacao 3,5%

Huile de calendula sur coco fractionnée 7,5%
Huile d'avoine 7,5%
Huile de son de riz 4%
Huile de jojoba 4%

HE sublime de lavande de Mary Plante (produite et distillée ici) 1%
HE camomille matricaire diluée à 3% (ben oui hein on va pas se ruiner!) 0,5%
HE bois de rose bio 0,5%

+ 0,5% de fécule de maïs OPTIONNEL - ça aide à couper l'effet gras, mais j'ai remarqué qu'en très petite quantité, ça ajoute du soyeux. C'est subtil, pas du tout obligé... J'ai essayé avec du Natrasorb et c'est encore plus intéressant...

Comment on fait?

Facile... 😉

On fait fondre les beurres à feu doux au bain-marie. Lorsque tout est fondu, on ajoute les huiles et on met au frigo. On attend. Ah oui. On attend qu'une couche mince commence à se former à la surface mais sans figer complètement. Aie-je dit qu'on attend? 😜

Lorsqu'une fine couche apparaît sur le mélange, on sort du frigo, on ajoute les HE et on fouette.


Cette façon de faire a l'avantage de réduire le temps à fouetter, ça prend presque tout de suite et ça double, voire triple de volume en moins de 5 minutes. Si on n'a pas assez attendu, ça fonctionnera quand même, mais ça sera certainement plus long avant d'obtenir une texture légère aussi séduisante qu'une bonne crème fouettée...


On empote pendant que la texture est légère. Le produit durcira dans les 24 prochaines heures pour devenir un soin craquant et fondant. Ne vous attendez pas à ce que ça reste comme cela, je vois trop de gens être déçus de la texture finale, mais en étant avisé(e), pas de mauvaise surprise!


Voici une photo d'un beurre fabriqué en janvier 2017, pour vous donner une idée de la texture finale...


C'est du bonheur! Ce beurre fouetté m'a beaucoup aidée dans la guérison des éruptions d'un zona. C'est tout indiqué pour les peaux sèches, les talons craqués, les mains gercées, etc.

Petite parenthèse sur l'HE de camomille matricaire : elle est bleue. Je vous partage une photo du mélange d'HE, qui me fait toujours vivre une petite émotion, va savoir pourquoi...


Si ce soin vous tente, allez-y avec vos préférences. Les huiles seront celles que votre peau aime et que vous avez à votre disposition. Soyez créatifs!

mardi 21 mars 2017

Fusion

Entre les explorations de la saponification à froid, les différents essais de formule, le coup de foudre avec le HP (procédé à chaud) en mijoteuse, j'ai décidé aujourd'hui de fusionner le meilleur de 2 formules qui me plaisent beaucoup, c'est-à-dire le "simplissime" et le "agrumes et calendula" en HP.

La formule :

Huile d'olive raffinée 60%
Huile de coco 15%
Beurre de karité 10%
Huile de palme 8%
Beurre de mangue 3,3%
Huile de ricin 3%
Cire d'orange 0,7%

Jus d'aloès et soude calculés pour un surgras de 5% + 1 c.à.c. de sucre + 3% (pdh) de lactate de sodium

Ajouts après cuisson :
Huile d'amande douce 1,5% du poids des huiles
Huile macérée de calendula (coco fractionnée) 1,5% du poids des huiles

HE 3% du poids des huiles divisé comme suit :
75% tangerine 5 fold
10% orange 10 fold
7,5% pamplemousse
7,5% citron 5 fold

Pourquoi la cire d'orange? Pour la couleur, bien sûr!

Pour un léger effet exfoliant qui avait été apprécié par mon entourage, j'ai broyé des fleurs de calendula séchées récupérées d'une macération et je les ai intégrées au savon au début du processus.


Voici les étapes de sa fabrication :

Peser les beurres, huiles et cires puis laisser fondre doucement à la mijoteuse.


Préparer le mélange jus d'aloès et soude, en veillant à bien diluer le sucre dans le liquide avant d'ajouter la soude.


Quand les gras sont fondus et que le mélange de soude a légèrement refroidi, intégrer la soude et mélanger jusqu'à la trace. Couvrir.


Cette fois, j'ai mis la mijoteuse au plus élevé et je suis restée proche. Ça a pris 30 minutes et la pâte était prête. C'est toujours plaisant de voir le savon traverser ses 3 étapes avant d'être prêt.

1ère étape


2ème étape


3ème étape (c'est prêt!). À ce stade, vérifier le pH. Si c'est prêt (entre 8 et 10), ajouter les huiles et les HE en mélangeant bien.


Mouler.


Attendre.
Ça sent bon chez moi, en tout cas.

Voici la coupe :



lundi 26 décembre 2016

Castille de la ruche

Je trouvais déjà le castille de Patsch super intéressant : un 100% olive pas gluant, prêt rapidement, idéal pour les peaux sensibles et la peau délicate des tout petits. Quelques événements m'ont amenée au savon dont je vous raconte l'histoire aujourd'hui. C'est pas le plus beau, mais il m'a complètement charmée.

D'abord, j'ai acheté une cire blanche en pastilles dont je ne supporte pas l'odeur. Bon d'accord, j'ai un nez de princesse : je la sentais même dans les baumes (moue de dégoût), alors il fallait trouver une façon de l'utiliser, car je n'aime pas trop jeter et j'en ai beaucoup. J'ai un "castille de Patsch" (fait au printemps dernier) sur le bord de mon évier de cuisine. Il contient 3% de cette cire : le savon est d'une dureté pas croyable et fond si lentement que je lui en veux presque...


Ensuite, j'ai utilisé du miel dans un savon la semaine dernière, pour la première fois. Je suis absolument ravie du feeling sur la peau. J'avoue que je ne suis pas fan de l'odeur du miel à l'état naturel, mais ça sent presque le caramel dans le savon. Évidemment, tout cela était fait en HP, j'ai mis 3% de miel, la moitié dans l'eau de dilution de la soude et l'autre dans les huiles avant de mélanger avec la soude. J'avais ajouté, comme dans les 2 articles précédents, du lactate de sodium et du yogourt pour garder la pâte assez fluide et faire 3 "pencil lines" avec mica argent et oxyde rouge au centre, avec passage du cintre.


L'idée d'un 100% olive avec miel et cire d'abeille a donc commencé à me titiller. J'ai appris de l'expérience précédente qu'il faut bien surveiller la cuisson, car la température monte haut et j'ai dû brasser beaucoup à découvert pour qu'elle baisse un peu.

La formule
(pour 1,8 kg d'huile)

Huile d'olive raffinée Bertolli 100%
Soude concentrée à 30% surgras calculé à 6%
Miel 3% du poids des huiles
la moitié dans l'eau de dilution et l'autre dans l'huile avant la cuisson
2 grosses cuillères à soupe de lait de chèvre en poudre
dans l'huile avant la cuisson (astuce : un petit coup de mélangeur et bye bye grumeaux!)
Lactate de sodium 3% du poids des huiles (ajouté à l'eau de la soude)
Cire d'abeille 3% du poids des huiles

Après la cuisson
HE lavande 40/42 de NDA 4% du poids des huiles
2 grosses cuillères à soupe de yogourt nature

Ce que j'aime du HP, en plus de tout ce que j'ai énuméré dans les 2 articles précédents, c'est qu'on peut faire fondre les beurres / cires dans la mijoteuse pendant que la soude tempère un peu. Cette fois, c'était la cire et l'huile qui ont chauffé lentement pendant que la soude, devenue orange cuivré à cause du miel, reposait un peu dehors... Voici une photo de la couleur, prise de mon savon précédent...


La trace a été très rapide, j'imagine que c'est à cause de la cire d'abeille. La cuisson a pu commencer...





C'est allé très vite et à ce stade, j'ai dû ressortir le mélangeur à main et mixer. Pas de photo de la dernière étape, car la pâte n'était pas aussi fluide que je l'aurais souhaitée et je n'avais pas une minute à perdre... La prochaine fois, je concentre ma soude à 28%. Ma logique, voulant qu'une réduction d'eau avec un castille ne nuirait pas à la fluiditié, n'était pas bonne. Probablement que la cire d'abeille vient changer la donne et c'est très bien comme ça. La pâte était épaisse et difficile à brasser, même avec l'ajout de yogourt et la bonne quantité de HE. J'ai dû mouler assez vite et taper très fort le moule sur le comptoir, car j'étais sûre d'avoir des trous dans le savon...

L'hiver a ses avantages, notamment celui de pouvoir mettre les savons HP dehors et les laisser refroidir là.

Pendant ce temps-là, le nettoyage est rapide et facile. Voyez la mousse de ce savon qui a mauvaise réputation à ce niveau... Je n'ai fait que rincer la mijoteuse. D'ailleurs, la présence de mousse quand on rince est un bon indicateur que le processus est réussi 😊


Démoulé et coupé 6 heures plus tard, je suis encore une fois étonnée de la dureté de ce savon. Je crois que si j'avais attendu plus longtemps, il aurait été friable. C'est probablement dû à la présence du lactate de sodium, mais il apporte une douceur dont je ne me passerais pas.

Voici mon pas-beau-mais-si-doux-qu'on-lui-pardonne-tout.



Voici ce qu'il a dans le ventre après seulement 24 heures
(merci à mon fiston pour les photos) :



L'odeur est intéressante, on sent à la fois le fond de caramel avec la lavande qui se déploie au lavage. Je suis bien contente de constater que cette lavande tient dans le savon, et encore plus en HP. En cette saison de peau sèche et irritée, ce savon est un vrai baume pour une maman qui doit se laver les mains souvent...

dimanche 18 décembre 2016

Petit tuto HP fluide

Après le dernier article sur le "fluid HP", j'ai refait des savons à la mijoteuse.
Je ne vous le cacherai pas : malgré l'aspect rustique, je ne trouve que des avantages à ces savons : la mousse, la dureté, c'est prêt très vite, le choix du gras en surgras, l'odeur des HE ou fragrances qui me semble bien plus présente à % égal, etc.

Puis l'aspect rustique peut être diminué, voire éliminé, en tassant bien la pâte lors du moulage et en faisant une petite chirurgie au savon si nécessaire.


Pour écrire cet article, j'ai bien observé le processus en pensant à prendre des photos, pour partager avec vous les différentes étapes.

À quelques jours des fêtes, peut-être que certains d'entre vous seront contents d'avoir cette option sous la main, pour offrir de beaux savons faits main à ceux qui savent les apprécier :)

Pour commencer, sachez que n'importe quelle recette utilisée en SAF peut faire pour un HP. Rappelons ce qu'est le HP = "hot process" ou "savon au chaudron". Il s'agit de cuire la pâte à basse température pour accélérer la saponification. En fin de cuisson, le savon est prêt, il n'est plus du tout caustique. Cela vaut pour une recette équilibrée au préalable, bien entendu.

Pour cet article, je vais vous montrer les étapes en me concentrant sur les façons de rendre la pâte la plus fluide possible afin de faciliter les marbrages, donc le "fluid HP".

Il existe donc quelques stratégies pour y parvenir, je vous partage celles que j'ai faites miennes et qui fonctionnent pour moi :

1) Augmenter la quantité d'eau (soude concentrée à 26% ou ratio eau : soude --> 2,85 : 1)

2) Utiliser du lactate de sodium (recommandation générale : 3% du poids des huiles, je le mets dans l'eau de la soude)

3) Utiliser du sucre, à diluer dans l'eau de la soude (je mets environ 8g de sucre par kg d'huile)

4) Lorsque la pâte est cuite, ajouter quelque chose qui rendra la pâte fluide, comme du yogourt nature. J'ai essayé en ajoutant un surgras en huile végétale, ça n'a pas fluidifié la pâte. J'ai essayé en ajoutant de la crème hydratante, ça a marché, mais pas aussi bien que le yogourt nature.

5) En tout temps, surveiller sa pâte. Certains ne la brassent pas ou peu, moi j'ai le démon du brassage irrésistible, donc je brasse. Je veux qu'un peu d'eau s'évapore, étant donné que j'en mets beaucoup au départ.

Les étapes, en mots et en photos.

**Ici je prends pour acquis que vous faites déjà du savon. En tout temps, vous devez respecter les règles de sécurité pour manier la soude : gants, lunettes, manches longues, souliers et même, dans mon cas d'asthmatique, masque protecteur pour éviter d'inhaler les vapeurs. J'ai remarqué que mon asthme s'aggrave avec la méthode à chaud, j'ai donc pris les grands moyens**


Ainsi, pendant que le mélange eau, soude, sucre et lactate de sodium refroidit un peu dehors, je laisse les gras préalablement pesés fondre dans la mijoteuse, à feu doux. Oui, c'est long.


Je mets aussi de côté tout ce dont j'aurai besoin après la cuisson : les HE ou fragrance et le yogourt nature.


Quand tout est fondu et que la soude n'est plus brûlante, on amalgame le tout et on brasse jusqu'à la trace.

Les explications-photos commencent donc au moment de la trace, avec une image de la première étape de ce voyage 😊 On couvre à ce moment-là, la mijoteuse réglée à "low" ou "10 heures".


Assez vite, on voit la pâte changer de couleur. Ça commence sur les bords.



Là ma manie de brasser intervient, mais il paraît que ce n'est pas obligé. La pâte est assez compacte, ça fait des grumeaux et c'est difficile à amalgamer.


Après un moment, la pâte prend un aspect de compote de pomme. Ce que je remarque à ce moment-là, c'est qu'elle ne colle plus à la cuillère de silicone et qu'elle semble se séparer, alors je brasse.


*Info utile : vérifier que la température de la pâte n'excède pas 93ºC. Si c'est le cas, pas de panique, éteindre le feu et brasser vigoureusement.

La dernière étape arrive assez rapidement. Ce qui semblait se séparer s'amalgame à nouveau, la pâte devient un peu translucide et a vraiment une texture de vaseline. Ça ne colle pas non plus à la cuillère de silicone.



C'est prêt! C'est à ce moment qu'on ajoute le yogourt et les HE ou fragrances (ou le surgras, mais celui-ci ne rendra pas forcément la pâte plus fluide). Si on veut avoir la certitude que c'est prêt, on peut tester le pH à ce moment-là, ou prélever un peu de pâte, laisser refroidir et vérifier avec la langue si ça zappe.


Pour le savon du présent article, j'avais prévu un marbrage au cintre couleur cacao ainsi qu'une "pencil line" avec du mica doré. La couleur du marbrage cacao : des morceaux de chocolat noir de la chocolaterie Bonneau sur la rue Fleury Ouest, merci pour l'inspiration à ma chère blogueuse Vénézia.


Il a été relativement facile de séparer la pâte, laisser fondre le cacao dans la portion séparée, brasser, ajouter au savon, etc. Le passage du cintre a été facile aussi, la pâte étant encore chaude et aisée à travailler.

Parce qu'on a ajouté du liquide, ce super savon aura quand même besoin d'une semaine de séchage pour en laisser évaporer un peu, ne soyez donc pas surpris de le voir fondre très vite si vous l'utilisez tout de suite. J'ai remarqué que ceux qu'on oublie 2-3 semaines atteignent le maximum de leur potentiel, mais cette méthode visant les impatientes, on peut aussi choisir de ne pas augmenter l'eau, ne pas faire de marbrage et avoir un savon bien dur en 2-3 jours. C'est votre choix!

Pouvez-vous croire que c'est un HP?


Ainsi, si c'est le look rustique qui vous rebute, ben, euh, YAPLUKÀ, comme disent mes blogueuses préférées!



Est-ce que j'ai dit que la mousse était DIVINE? Petit bonus : la vaisselle se fait en quelques secondes. Pour certains articles, il suffit de rincer 😍


mercredi 16 novembre 2016

"Fluid HP" de Noël

Le "fluid hot process", c'est le nom donné à une méthode sur le web-savon anglophone. Il s'agit d'un savon au chaudron, ici cuit à la mijoteuse, avec des ajouts qui gardent la pâte assez fluide pour faire un marbrage.

Je partage ici quelques références pour les intéressé(e)s :

Hot process :
https://www.youtube.com/watch?v=scokYOkLcQo

Fluid HP :
http://www.lovinsoap.com/2016/11/fluid-hot-process-soap-tutorial-recipe-fluid-hp/

J'ai choisi de franchir ce pas, à cause des bénéfices vantés par mes lectures. Je voulais l'expérimenter par moi-même.

Ce que j'ai lu des avantages du HP :

1) Préservation des qualités des huiles ou beurres ajoutés à la fin en surgras
2) Préservation de l'odeur et d'une partie des bénéfices des HE ajoutées sous le point éclair (mais on les rince, hein? Faut pas devenir fou non plus et croire que le savon va tout guérir, il va vous laver hé hé!)
3) On peut utiliser le savon dès le lendemain et si on le laisse tranquille une petite semaine--> "good to go"

Ce qui m'intéressait moins, c'était le look rustique. Quand j'ai vu qu'en ajoutant eau, lactate de sodium, yogourt, HE, on pouvait garder la pâte assez fluide pour faire des marbrages, alors je me suis laissée convaincre d'essayer.

Je me suis appuyée sur l'article ci-haut, mais j'ai fait une formule plus à mon goût.

Huile d'olive raffinée 61,1%
Huile de coco extra vierge 13,9%
Beurre de karité 11,1%
Huile de palme 10,6%
Huile de ricin 3,3%

Lactate de sodium 3% du poids des huiles
Sucre 0,5% poids total de la préparation

Eau déminéralisée et soude calculés pour un surgras de 8%

Après cuisson de la pâte
Le reste d'une crème hydratante légère d'été, il en restait 36g (pour 1,8kg d'huiles)
4% d'HE, un mélange à peu près égal de pin sylvestre, lavande 40/42 et menthe poivrée, avec quelques gouttes de benjoin pour sucrer l'odeur, mais très légèrement.

D'abord, j'ai volontairement augmenter la quantité d'eau, la concentration de soude était à 26%. J'ai ajouté sucre et lactate de sodium dans l'eau avant de mettre la soude.

Les huiles ont fondu lentement dans la mijoteuse pendant que la soude refroidissait légèrement. Comme c'est du HP, j'ai tout mélangé ensemble autour de 55ºC. Il y avait beaucoup d'eau, donc trace lente à venir, mais une fois que j'ai eu une trace moyenne, j'ai couvert et laissé cuire à "low" pour environ 15 minutes.


Le grand défi pour moi était de repérer les étapes. J'ai choisi de me faire confiance, car il m'est déjà arrivé de brûler mon savon. Ce que je retiens et partage avec vous : ça cuit quand même assez rapidement. Dans le cas présent, il était prêt en 40 minutes.

Après 15 minutes



25 minutes...


J'ai négligé de prendre une photo après, car à ce stade-là j'ai ajouté la crème hydratante (chauffée au bain-marie pour éviter un durcissement de la pâte - merci Linda!) et les HE... L'aspect de la pâte était moins grumeleux, un peu plus foncé et effectivement, semblable à de la vaseline.

La crème



Les HE


Puis là est intervenue mon endurance musculaire suivie de sueur et d'exaspération. J'avais préparé des couleurs dans 3 contenants. Je n'avais pas prévu que ce serait si difficile à homogénéiser et que je brasserais aussi vigoureusement, inquiète de voir la pâte chaude durcir un peu, donc il fallait travailler vite. La majeure partie de la pâte était au chaud dans la mijoteuse éteinte, mais je devais en sortir pour chaque étage de couleur. J'ai eu chaud. Puis comme si ce n'était pas assez, j'ai décidé d'utiliser le cintre pour marbrer tout cela, car les taches de couleurs m'apparaissaient ennuyantes.


Pour le marbrage et le choix d'HE, une thématique de Noël. Il sent très bon. Je ne croyais pas que le pin soit bon joueur avec les autres, mais il a gardé une place discrète pour supporter le mariage lavande et menthe poivrée. J'ai espoir, cette fois, que la lavande tienne un peu, quand même...

Démoulé et coupé 7 heures plus tard. J'aurais pu attendre un peu plus, il était encore pas mal mou...

Vous voulez voir?






Et on rince...


Et vous, quel savon de Noël aimeriez-vous faire?